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Le Royaume-Uni teste l’Airbnb de la convalescence pour libérer des lits et diminuer l’encombrement des couloirs d’hôpitaux par les brancards.

Le NHS, la sécurité sociale britannique, souhaite expérimenter un dispositif qui permettrait de réduire les durées des séjours hospitaliers et libérer ainsi des lits. En revanche, la solution imaginée a fait couler beaucoup d’encre : il s’agit en effet de loger des patients non pas à l’hôtel, mais chez des particuliers.

 

Pour faciliter cette expérimentation, une entreprise partenaire du NHS vient de monter un site, sorte de Airbnb de la santé.

Elle propose aux propriétaires de maisons situées non loin des hôpitaux, d’accueillir un malade avant son traitement ou en convalescence, dans une chambre. Il faut juste lui garantir un accès à une salle de bain. Sa nourriture serait livrée par l’hôpital et le propriétaire dédommagé plus de 50 euros par nuit (variable selon le type de patient).

Ce dispositif serait réservé aux patients ne nécessitant pas ou plus de soins médicaux mais des soins dits de « confort ou soutient ». Il s’agirait, selon Courrier International, de patients seuls, souvent âgés, qui doivent se remettre d’une opération, et qui ne sont pas complètement autonomes ou de patients en attente d’une intervention le lendemain. En effet, « la crise qui touche le milieu des aides-soignants fait que des milliers de personnes se retrouvent coincés dans les hôpitaux parce qu’il n’y a personne pour s’occuper d’elles une fois à la maison ».

Devant la polémique soulevée, le ministre de la Santé a suspendu le projet, mais déclare ne pas l’écarter définitivement, voulant examiner toutes les initiatives. Sous financée, la sécurité sociale britannique réfléchit à d’autres solutions draconiennes. Elle songe notamment à interdire l’accès direct aux urgences, sauf détresse vitale manifeste. Si le projet est adopté, il faudrait d’abord obtenir l’autorisation de se rendre aux urgences par téléphone, auprès de son médecin généraliste ou d’un centre d’appel.

 

Source courrier international-  le Times – Guardian – octobre 2017