La plus petite maternité de France ferme ses portes

Hopital maternité Die

17.12.2017

Agnès Buzyn à annoncé la fermeture de la maternité de Die qui terminera sont activité le 31 décembre 2017. Dans ce territoire isolé et étendu de la Drôme, les habitants ont luté depuis 30 ans pour maintenir la structure en vie, malgré une activité en berne (une centaine d’accouchements par an) et une pénurie médicale chronique qui oblige l’établissement à recruter fréquemment des médecins remplaçants.

La maternité sera transformée en centre de péri-natalité et, en contrepartie, la ministre à rappelé son intention de conforter l’hôpital de Die en débloquant 12 millions d’euros qui seront investis dans un bâtiment neuf ( prochaines années). Agnès Buzyn s’est également engagée à doubler les équipes des urgences dès 2018 et à doter  l’hôpital d’un hélicoptère qui permettra de voler dans des conditions difficiles et de nuit.

Cette décision a en revanche poussé les cinq médecins généralistes correspondants SAMU de ce territoire, à réagir dans un communiqué publié ce lundi .

Ils affirment que les conditions de la fermeture de la maternité de Die représentent un danger pour les patients du Diois et du Haut-Diois et se disent prêts à abandonner leur statut de relais du SAMU dans l’arrière-pays, pour dénoncer la situation.

En effet, ils ne veulent pas être la « caution sécurité » de la décision de fermeture  car l’ARS (Agence Régionale de Santé) semble désormais compter sur eux pour gérer les accouchements en urgence qui auront lieu dans le Diois. C’est en tout cas ce qu’ils ont découvert dans la presse, « sans jamais avoir été consultés« . « Il existe une contradiction flagrante entre le peu de considération qui nous a été portée et le rôle important qu’on entend faire jouer aux médecins correspondants SAMU du territoire » écrivent-ils

« Comment pouvons-nous, dans les conditions actuelles, apporter une meilleure prise en charge que celle d’une équipe spécialisée? » s’interrogent-ils, alors qu’ils affirment ne pas avoir bénéficié de formation spécifiques concernant les accouchements inopinés, les urgences obstétricales ou les troubles de l’adaptation à la vie extra-utérine.

Affaire à suivre.